My Bloody Valentine demain

Les trois nouvelles éditions du groupe anglais My bloody Valentine lancées par Sony ces jours ci sont une illumination.
On sait que Kevin Shields, le leader, n’a sorti aucun disque depuis Loveless en 1991. A peine quelques remixes. Et si MBV est réapparu sur scène en 2008, aucun nouveau morceau n’y a été entendu.
Qu’est ce que cela signifie ?
Il y a là une posture artistique à entendre. Kevin Shields est obsédé par la musique. Qu’il donne ainsi une nouvelle couleur à ses titres en les remasterisant a un sens.
Il est possible de tout dire très rapidement. On peut revenir sur ce qui a été fait, l’appuyer, le rendre plus propre dans sa forme, rien ne change le chef d’oeuvre qui s’est imposé.
My bloody Valentine est à l’intérieur du son, c’est un groupe renfermé sur lui même, auto-centré, pur et dur, compact comme un trou noir.
“Isn’t anything”, “Loveless” et la petite troupe de faces B et d’inédits dépoussiérés et désormais disponibles seront là bien après toutes les nouveautés de la terre, bien loin devant comme une référence éternelle.
Ces chansons seront là quand il ne restera plus rien.





